Le Gros Diamant du Prince Ludwig au théâtre du Gymnase

Nous partions à l’aventure ce soir là sur les Grands Boulevards. Rendez-vous au théâtre du Gymnase Marie Bell, après un petit repas au Delaville Café. Le titre, l’affiche, nous allions voir un polar : le Gros Diamant du Prince Ludwig.

J’étais venu voir l’ami Pascal Provost,  la mise en scène de Gwen Aduh réputé pour son côté atypique, et j’ai découvert une troupe, et un pièce de boulevard à la hauteur des Grands (boulevards).

Une pièce à la Tex Avery

Ambiance US sur la scène : une prison américaine avec une bande de loustics qui envisagent le braquage d’une banque. Tout de suit le ton est donné, avec notamment le visage élastique de Nicolas Reynaud de la première scène, qui tout le long de la pièce nous fera rire avec ses incompréhensions, le côté Dalton dès les premières minutes… on a l’impression d’être dans un dessin animé de Tex Avery.

Théâtre Le Gros Diamant du Prince Ludwig

Ambiance jazzy

A cela ajoutez le petit orchestre jazzy qui joue lors des changements de décor, le décor, l’univers est planté.
La musique, qui est la base imaginée pour faire passer le temps des changements de décors (des décors digne des plus grandes pièces), fait parti intégrante à la pièce et renforce cette « couleur » américaine.

Comme la BO d’un film, je pense que la musique devrait prendre plus de place au théâtre. En tout cas le Gros Diamant se nourrit parfaitement de sa BO à lui.

Le rythme infernal d’une comédie

Et la pièce se lance. A un rythme totalement dingue. Le rythme du rire, le rythme du vaudeville qui donne toute sa force au pouvoir comique de la pièce.

Théâtre Le Gros Diamant du Prince Ludwig

Pascal Provost nous confiait après la pièce l’énorme fatigue à la fin de chaque représentation avec une belle collection de bleus à l’appui.

Tout le long de la pièce on rit. Je n’avais pas de chronomètre dans la main mais le rire toutes les 3 minutes au moins est garanti.

On sent l’unité de la troupe, et un vrai plaisir à jouer ensemble : c’est que du bonheur à voir sur scène.

Une distribution au top

Pascal Provost est tel que je l’avais connu dans De Filles Une Aiguille, juste, et tellement drôle. Ce comédien a un naturel comique que je trouve inépuisable.

Théâtre Le Gros Diamant du Prince Ludwig

En coulisse avec l’ami Pascal, et mon acolyte Guillaume

J’ai aussi beaucoup aimé Aurélie de Cazanove, en secrétaire sexy et quelque peu aventurière avec son petit ton Mistinguett. Elle m’a aussi fait penser à la secrétaire de Mr Demesmaeker dans Gaston Lagaffe. Nous avons eu la chance de rencontrer la comédienne qui est aussi pétillante dans la vie qu’à la scène. 

Et puis il y a l’éternel stagiaire, joué par Pierre Demur qui m’a fait rire au larme. Aux larmes je vous dis. Une scène incroyable, faite de mouvements et de coups (à la Tex Avery encore) qui provoque en vous un rire animal, incontrôlable, presque gênant. Je ne pouvais plus m’arrêter de rire. Fantastique.

Pierre Demur qui m’a fait rire au larme

Petit coup de foudre pour Miren Pradier, adaptatrice de la pièce, qui virevolte dans la pièce avec une extrême justesse. Je pense que sa performance physique est digne d’une athlète. Je ne sais pas combien de kilomètres elle parcourt pendant la pièce, mais à mon avis, c’est une bonne préparation pour le marathon de Paris.

Et bravo à elle pour son travail d’adaptation : aucune fausse note, on est à fond dans la pièce du début à la fin.

Jean-Marie Lecoq assure une performance remarquable en vieux directeur de banque. Lionel Fernandez, est aussi irréprochable dans son rôle de chef de bande façon Didier l’embrouille (cf Antoine De caunes) tout comme Jean-Philippe Bêche qui enfile parfaitement le costume du good cop.

La surprise du chef

Si la mise en scène Gwen Aduh est une partition parfaite, on retrouve une scène incroyable avec un décor de ouf que je ne peux pas vous décrire pour vous laisser la surprise si vous avez la chance d’aller voir la pièce.

Vraiment bluffant mais le plus drôle, c’est que le metteur en scène tourne en dérision ce décor.

Théâtre Le Gros Diamant du Prince Ludwig

Notes de travail pour la mise en scène

Un décor qui aurait été « simplement » utilisé par d’autres metteurs en scène, Gwen Aduh lui donne encore une autre dimension comique.

J’ai passé l’une de mes meilleures soirées au théâtre. Tout simplement.

Rendez-vous aux Molières

La pièce vient tout de juste de se terminer mais du côté de la production on espère une belle tournée à travers la France et pourquoi pas une reprise sur Paris. A suivre.

A noter, la pièce est nommée aux Molière pour le Molière de la meilleure comédie. Et je mettrais bien une petite pièce sur la team de Gwen Aduh !

Pour suivre les infos sur la pièce, rendez-vous sur leur page Facebook ici ou sur leur compte Twitter.

Auteur : Henri Lewis, Jonathan Sayer, Henry Shields
Artistes : Jean-Baptiste Artigas, Jean-Philippe Bêche (@jpbeche ‏), Aurélie de Cazanove, Nicolas Reynaud (@NikkoDogz ‏), Pierre Dumur, Lionel Fernandez, Jean-Marie Lecoq, Julien Pouletaud, Miren Pradier, Pascal Provost, Aidje Tafial
Metteur en scène : Gwen Aduh (@gwen_aduh)

Jef

Jef

Au simple mot insolite, il est toujours prêt à faire quelques km en plus. Passionné de voyage, il anime Voyage-Insolite.com et son blog perso Vol714.com, le jour devient dealer de gadgets avec Super-Insolite.com et le jeudi organise l'apéro avec Aperodujeudi.com. Et la nuit dort. Parfois.

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