La Lesbienne invisible achète des Chatons violents

Après La Lesbienne invisible, Océanerosemarie revient sur scène avec son nouveau spectacle, Chatons violents.

Bien que son premier spectacle La Lesbienne invisible ait eu beaucoup de succès et reçu beaucoup d’échos dans les médias parisiens, son deuxième one woman show Chatons violents est joué dans la plus grande discrétion. Peu (voire très peu) d’articles, pas d’affiches dans le métro… Pour savoir qu’Océanerosemarie joue à nouveau, il faut soit être un très grand fan et la suivre sur les réseaux sociaux, soit passer par hasard devant la Comédie des Boulevards et voir l’affiche de Chatons violents… Comme moi !

Pourtant, le spectacle vaut le détour. Si l’affiche montre une Océanerosemarie tout en douceur, visage raphaélite, pose de Madone à col Claudine et chat à poils longs d’une sagesse exemplaire, sur scène c’est une autre histoire. Océanerosemarie bouge, danse et parle à une vitesse impressionnante durant 1h15. Une boule d’énergie qui emporte avec elle un public composé quasiment uniquement de BBB. Soit les « bons bobos blancs », comme elle les appelle, et qu’elle s’applique d’ailleurs à dézinguer. Avec beaucoup d’humour et d’autodérision certes, mais parfois avec un ton un brin moralisateur qui peut faire (sou)rire jaune.

De Paris à Montreuil

En effet, elle n’hésite pas à caricaturer, tout au long de son spectacle, les caractéristiques de ces BBB, qui quittent Paris pour Marseille (la plage, le soleil, prendre son temps) avant de revenir s’installer à Montreuil (dans des maisons rouge sang – ou bleu klein – avec des jardins entourés de bambous… tellement original).

Là, ils s’enthousiasment que leurs enfants aient une amie arabe et passent leurs vacances à Belle-Ile, à Saint-Moritz ou en Floride. Ils se disent de gauche, mais sont devenus de plus en plus ouvertement racistes. Prêts à donner leur avis sur tout (et notamment sur des sujets plus que complexes, comme la prostitution), ils se renseignent non pas en lisant des essais spécialisés, mais en appelant leurs amis !

Cette critique féroce, mais quelque peu facile, de ces BBB, est entourée d’anecdotes sur sa vie de lesbienne en couple, qui doit faire face aux désagréments du quotidien (où les sms enflammés des débuts sont remplacés par des sms rappelant d’acheter du papier toilette), mais surtout qui a acheté non pas un, mais deux chats ! Des histoires connues par tout un chacun qui donne un peu de légèreté à ce spectacle non pas violent, mais énergique.

Océane REDON

Rédacteur invité

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