Amitié, tendresse et baume au cœur

« J’attends Madeleine », une comédie de Julien Paramelle,
Avec Florian Quérin et Julien Paramelle
Mise en scène de Céline Granchamp
Création musicale : Matt Nôwân

« Un banc ? Deux hommes.
L’un attend la femme de sa vie, l’autre celle de ses rêves.
Le problème ? Elles sont en retard !
Et rien de les rapproche si ce n’est cette attente lancinante dans un parc au crépuscule. »

Une fois dans la salle, le spectateur peut déjà apercevoir la décor dans lequel les deux personnage de la pièce évolueront pendant une heure : un lampadaire, un mur de feuillage, un banc effectivement, et quelques fleurs. Une jolie scénographie, parfaitement épurée et romantique pour y mettre en scène le texte de Julien Paramelle, qui interprète lui-même avec justesse et émotion le rôle de Gilles, optimiste inconditionnel.

La mise en scène est intelligente, drôle, et je me souviendrai avec émotion d’une scène en particulier, dans laquelle Gilles expose une petite histoire vécue à l’aide de… marionnette ! C’était très poétique.
Il y a peut-être quelques facilités, c’est vrai, mais c’est une réflexion sur la vie, sur ce qu’on en décide et sur ce à quoi on aspire.
Tout oppose les deux personnages en présence, et l’évidence de leurs différences les feront grandir chacun d’une façon ou d’une autre. Parce que dans la vie, il faut savoir prendre le meilleur de ce que l’on peut nous apporter, ou de ce qui peut nous arriver.
Alors, « Madeleine» finira-t-elle par arriver ? Je ne vous en dis pas plus. Peu importe après tout, car les quelques heures qu’ils auront passées à l’attendre ensemble, ce sont elles qui nous intéressent.

Ravie de l’occasion qui m’était donnée de me rendre à un spectacle au titre déjà prometteur (fan de Brel oblige !) et qui s’annonçait comme une « ôde à l’optimisme », c’est seule que je me suis rendue au Théâtre de la Jonquière vendredi dernier. J’aime aller seule au théâtre. C’est comme si les comédiens sur scène ne jouaient que pour nous, et le chemin silencieux du retour nous permet tranquillement de débattre avec nous-mêmes de ce qu’on vient de voir. Nous laissant ainsi planer encore un peu dans l’univers du spectacle, tant cet échange intérieur en encre en nous les souvenirs tous frais.
Une semaine après, je me délecte encore des messages positifs et optimistes de cette pièce touchante, apaisante et vivifiante.

Jouée uniquement 4 fois dans ce théâtre, nous n’aurons vous et moi pas tout de suite le bonheur de (re)découvrir cette pièce. Mais lorsque l’occasion se représentera, alors allez-y. Allons-y. Ce sera peut-être pour nous l’occasion de nous rencontrer. Je suis sûre que Gilles approuverait.

Théâtre de la Jonquière
88 rue de la Jonquière,
75017 Paris

Anne-Violaine

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Rédacteur invité

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