Un rodéo verbal à la Mort Moi le Nœud

Tenir le pari d’un humour comique de bout en bout, pendant un spectacle d’une heure et demi… Il fallait y croire. Sotha, l’âme du café de la Gare, l’a fait. Ecrite en 1985, la pièce est non seulement rejouée au café de la gare depuis mars 2009, mais son humour n’en prend pas une ride !C’est frais, c’est nerveux, enlevé comme le jeu des acteurs qui s’en donnent à cœur joie sur une pièce au ton décalé. Et ça donne des séquences à pleurer de rires, qui jonglent avec une histoire de fond pas si gaie que ça.


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L’histoire ne se raconte pas vraiment. Mais nous sommes au fin fond de l’Ouest américain, à une époque pas datée du tout… Une mésentente cordiale sévit entre deux familles, si vieille qu’on en a oublié pourquoi…. D’un côté les Keller, de l’autre les femmes du clan Rukstule autour de la farouche Amélie.

Une haine ancestrale, que la visite de trois cow-boys, faux caïds délirants vient complètement perturber… Un faux méchant tueur à gages débarque flanqué de deux redoutables séducteurs pour obtenir l’autorisation de transformer en voie ferrée la route poudreuse qui conduit à la centrale nucléaire.

Oui, on l’a déjà dit, on est à l’ouest…. Pour le bonheur des zygomatiques. Qui l’eut cru, Rantanplan revient incarné par un crétin subtil et lettré, mais tous les personnages sont flamboyants à leur manière… Le texte est serré, les jeux de mots sans excès, et le spectateur se régale de bonnes vieilles références aux bons vieux westerns spaghettis.  Un sentiment de cacophonie pointe mais le fil de la pièce revient aussi vite.
La Mort, le Moi, le nœud est donc un moment dopé d’humour, bourré de piques, claquant de blagues potaches et de jeux de mots en pagaille. Ou il fait bon se laisser emporter au lasso de l’humour !

Faten

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