Fabrice Lucchini
Carte Blanche à Fabrice Lucchini - Petit Montparnasse - Jusqu’au 3 juin
Lucchini, What else?
Un fauteuil, une chaise, une table et Fabrice Lucchini avec ses livres sous le bras…
Voilà comment malgrè les Spidermans et autres blockbusters américains, Lucchini arrive à remplir le Petit Montparnasse avec un décor inexistant, un costume de scène ascétique et avec pour unique objet de délire des livres de Flaubert, de Valéry et pire encore des écrits du célebre Sémiologue du Collège de France, ami du grammairien Greimas, Roland Barthes!
Ca peut faire peur et pourtant on reste fasciné, scotché face à un Lucchini survolté qui nous emmène dans son univers déjanté où les mots les plus inattendus et les définitions sémantiques deviennent de véritables délices.
Avec son phrasé bien specifique, il s’emballe et on s’emballe avec lui. Il se lève, se rasseoit, se met à danser, à chanter les textes de Chrétien de Troyes , redevient Perceval (rôle joué dans le film de Rohmer), cite des phrases de Ségolène “c’est du gagnant-gagnant” au milieu du “Fragments du Discours Amoureux” de Barthes :
- L’attente : ” Tumulte d’angoisse, suscité par l’attente de l’être aimé, au gré des menus retards”.
- “Suis-je amoureux ? Oui, puisque j’attends.”
- Altération : ” Production brève dans le champs amoureux d’une contre-image de l’objet aimé. Au gré d’incidents infimes ou de traits TENUS, le sujet voit la bonne image soudainement s’altérer et se resserrer”
-Même le mensonge le plus compliqué est plus simple que le vrai!
Words, Words, Words: des mots, des mots, des mots, dirait notre ami Hamlet et pourtant c’est un vrai jeu de scène orchestré avec minutie, rien n’est improvisé, tout est étudié… C’est tout simplement fascinant!
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